La Truite sauvage : mythe ou réalité



La Truite sauvage : mythe ou réalité

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La truite Fario est la truite commune des lacs et des ruisseaux pyrénéens et c’est la seule qui était présente avant les alevinages qui ont débuté vers 1930 dans les Pyrénées.
 
La truite fario sauvage, la vraie, celle du pays a-t-elle disparue de nos torrents de montagne et de nos lacs ?
 
En fait il existe plusieurs souches races différentes de truites farios. Chaque région a sa truite sauvage. En Europe occidentale, les scientifiques en retiennent seulement deux.
 
La plus ancienne serait la truite méditerranéenne qui peuple le sud de la France. Sa robe aux flancs jaunes porte de nombreux points noirs très marqués et quelques point rouges.
 
La deuxième apparue il y a environ un million d’années et donc « récente » est la truite atlantique. Sa robe argentée possède des points rouges auréolés de blancs.
 
D’origine scandinave, elle a colonisé naturellement les rivières françaises de la façade atlantique. Cette souche domestiquée a servi aux opérations de repeuplement.
 
La Fédération des Pyrénées Orientales pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique dès 1993, dans le cadre de l’Association Truite Fario Pyrénéenne (TFP), qui regroupe les six Fédérations de la chaîne des Pyrénées, a recherché une réponse scientifique à cette question.
 
Depuis deux ans l’Association TFP connaît un regain d’activité. Elle travaille à rassembler l’ensemble des données génétiques existantes afin de poursuivre les inventaires et la recherche de connaissances sur l’ensemble des cours d’eau de chaque département concerné.
 
Depuis peu une convention de partenariat vient d’être signée entre EDF et l’Association TFP pour le financement de ces projets.
 
Parmi ces projets également la production expérimentale de truites triploïdes en pisciculture. Ces truites présenteraient deux avantages : elles grossissent plus vite et sont stériles, d’où l’absence de risque de « pollution » génétique si elles étaient déversées dans le milieu naturel.
 
L’introduction dans le milieu naturel de ces truites adultes, dont la vocation est d’être repêchées rapidement par le pêcheur, si elle était envisagée, se ferait prudemment, dans un milieu fermé et sous contrôle et l’observation des techniciens.
 
A terme si l’expérimentation se révélait positive les déversements de truites stériles, dans les parcours pêche pourraient apporter une réponse à une problématique parfois contradictoire : remplir le panier des pêcheurs et protéger le peuplement sauvage.
 
PÊCHE 66